Découvrir le Benchrest

 

Le but de cet article est de présenter le Bench Rest aux tireurs passionnés par la recherche de la précision ultime.

Le Bench Rest est une discipline de tir de précision sur appuis. Il se tire assis derrière une table, avec des carabines mono-coup le plus souvent aux distances de 100 et 200 mètres. Le but est de réaliser le groupement le plus petit possible (quelques millimètres) en un temps défini.

Ceci est possible en utilisant le matériel approprié (l’arme et la munition qui lui va bien, posée sur un support spécifique) et en se basant une solide lecture du vent qui repose sur l’observation de girouettes disposées le long du parcours de la balle.

Il n’y a pas une manière pour y arriver, mais plusieurs. Et c’est avec beaucoup d’humilité, que nous proposons aux personnes qui consultent ce site des informations, des pistes pour y parvenir.

Il ne s’agit pas ici d’écrire le « livre du Bench Rest », mais juste d’introduire, d’exposer ce qui pour nous sont les spécificités de cette discipline.

 

Les armes

Le Bench Rest se tire avec des carabines mono-coup, dont la crosse est adaptée pour permettre un tir et un recul optimum sur les supports utilisés (voir ci-dessous). Ces carabines sont des armes de grandes précisions qui doivent répondre aux limites (de taille et de poids) imposées par le règlement  internationale de la discipline*. Bien que  ce règlement définisse quatre classes d’arme, la discipline se tire le plus souvent en Europe dans les 2 classes suivantes : carabine légère (ou light varmint) et carabine lourde (ou heavy varmint).

Il est difficile de tirer en Bench Rest avec une arme qui à l’origine n’est pas destinée à cette discipline.

Ses armes sont le plus souvent assemblées à la demande d’un client : un boitier, une crosse, un canon, une détente match (départ environ 40g), une lunette à fort grossissement.

L’ensemble de ses composants répondent globalement à un impératif de poids devant permettre de monter un canon le plus lourd possible, tout en respectant la catégorie de poids.

Important : Si une arme neuve peut coûter rapidement chère (5000 € n’est pas un prix excessif), un marché de l’occasion permet de toucher /se procurer une arme dans un état proche du neuf pour moins de la moitié du prix (Soit le prix d’un bon clone d’AR 15), avec parfois même du matériel en plus ; comme par exemple un canon de rechange.

Quand on souhaite acheter une arme d’occasion, il est bon de savoir que les tireurs de Bench Rest sont le plus souvent des gens scrupuleux, qui prennent un grand soin de leur équipement.

Pour les armes comme pour le reste de l’équipement, il est important quand on commence cette discipline de se faire conseiller avant chaque achat par un tireur expérimenté. Le milieu du Bench Rest rassemble des tireurs passionnés qui se font souvent un plaisir de conseiller, de guider les débutants.

 

Les lunettes

Elles sont le plus souvent d’un grossissement supérieur à 30 fois, fixe ou variable. Il est en effet nécessaire de pouvoir repérer finement le placement de chaque impact en cible, et ainsi juger du déplacement de la balle en fonction des conditions de vent, et si besoin effectuer une contre visée.

Le grossissement n’est cependant pas le seul critère à prendre en compte quand on cherche sa lunette pour sa carabine de « Bench ». La clarté, sa solidité,  la répétabilité de son réglage, son prix, mais aussi son poids sont des critères à prendre en compte.

Si l’excellence se paye cher (et parfois trop cher), de nombreuses marques proposent ainsi des modèles très adaptés à notre discipline, et ce à des prix tout à fait raisonnables.

Un mot sur les colliers : les fixations des lunettes  doivent être d’une qualité suffisante pour encaisser les reculs répétés, sans la moindre tolérance en termes de précision et sans pour autant ponctionner (de trop) le poids total de l’arme. Là encore plusieurs fabricants proposent des produits adaptés. Si elles ne sont pas toujours très connues de la majorité des tireurs, les tireurs de notre discipline se feront le plus souvent une joie d’expliquer aux néophytes le choix de leur modèle, et comment se les procurer.

 

Les supports / « Rest »

Le Bench Rest se tire avec l’arme reposant sur deux supports :

Un support avant (ou « front rest ») se positionnant sous le fût de la carabine. Il s’agit le plus souvent d’un trépied, d’un poids respectable, réglable en hauteur et en dérive permettant de pointer l’arme très finement en direction de la cible. Ce support est coiffé d’un coussin en forme de « U » épousant la forme du fût de la carabine, permettant à l’arme de coulisser au moment du tir, mais également lors de sa remise en batterie.

La crosse de  l’arme repose, elle, sur un sac arrière ou« rear bag » : un support arrière lesté qui lui aussi guide l’arme durant son recul et son repositionnement.

 

La munition :

Le 6mm PPC est la cartouche de référence pour les tireurs de Bench Rest depuis sa création en 1975.

Elle fut créée par deux tireurs passionnés de précision Louis Palmisano et Ferris Pindell. La 6mm Palmisano & Pindell Cartridge (ou Cartouche) fut développée pour devenir ce qu’elle est actuellement, c’est-à-dire la cartouche la plus précise à courte distance (100m à 200m).

C’est un « wildcat », une cartouche conçue à partir de la douille d’une autre munition, la 220 Russian.

De petite taille, (la douille mesure approximativement 38mm de long), elle permet une fois chargée d’envoyer une balle d’environ 68gr à prêt de 1 000 m/sec, et ce avec une répétabilité inégalée depuis plus de 40 ans.

Si d’autres cartouches permettent une précision qui se rapproche des groupements de la 6PPC, pour l’heure, aux distances de 100 et 200 mètres elle reste imbattue et est la seule cartouche tirée par les plus grands champions de Bench Rest /  de la discipline.

 

Le rechargement

LE RECHARGEMENT EST UNE SOURCE DE SATISFACTION IMPORTANTE DANS CETTE DISCIPLINE, MAIS NECESSITE DES CONNAISSANCES DE BASES QUE CET ARTICLE N’A PAS LA PRETENTION D’EXPLIQUER.

IL EST IMPORTANT DE SE REPORTER A UN OUVRAGE SPECIALISE POUR ACQUERIR LES BASES DU RECHARGEMENT, ET LES PRINCIPES DE PRECAUTIONS A APPLIQUER A CETTE PRATIQUE.

 

Ce paragraphe n’a donc pas pour but de proposer une méthode de rechargement. Il n’a pour vocation que d’expliquer une logique, un but à atteindre, et peut-être introduire des termes.

Le rechargement est une partie intégrante de cette discipline, qui ne peut se tirer qu’avec une munition adaptée et « tunnée » par le tireur. Pas question de tirer en Bench Rest avec une munition du commerce. (Qui d’ailleurs n’existe pas…dans le commerce)

Les tireurs de Bench Rest prennent un très grand soin à la fabrication de leur munition.

Elle est faite en adéquation avec le canon de son arme et sa chambre. Il ne peut y avoir donc de recette miracle qu’un tireur puisse donner à un autre. Il faudra donc au tireur par des essais successifs, définir LA cartouche qui fonctionne le mieux dans sa carabine.

La charge de poudre, la valeur d’enfoncement  de la balle dans la cartouche (et donc le positionnement de cette balle par rapport aux rayures du canon) seront des variables qu’il lui faudra tester en cible.

 

Les outils de rechargement:

Si une presse classique peut être utilisée pour le recalibrage de la douille, les tireurs lui préfèrent souvent une presse spécifique, de petite taille, elle offre un minimum d’encombrement (oui, cela compte) et d’une rigidité sans faille.

L’outil de recalibrage, devra permettre à la fois le recalibrage complet de la douille et une tension de collet réglable.

Le réglage de cette tension du collet est rendu possible par l’utilisation d’un « bushing » ou anneau de diamètre intérieur variable et qui vont ainsi, sur le choix du tireur/rechargeur permettre de recalibrer plus ou moins le diamètre du collet.

L’étui obtenu après le recalibrage devra être le plus proche possible des cotes de la chambre de la carabine.

Notion importante : Si la norme SAAMI définit la 6mm PPC en termes de côtes, les chambres des canons utilisés en Bench Rest sont produites à partir de fraises de chambre qui elles ont des produits « custom » et dont les mesures sont spécifiques à chacune d’elles.

L’amorceur est du type « pince » standard, et doit permettre au tireur de sentir comment il siège son amorce dans le logement de l’étui.

 

La charge de poudre : Elle doit être la plus régulière possible.

De nombreuses manières de préparer cette charge sont utilisées. On voit ainsi certains tireurs se servir uniquement de doseuses volumétriques (qui ne pèsent pas chaque charge), de doseuses volumétriques dont il vérifie la charge avec une balance, et qui pèsent ainsi chaque charge, certains utilisent des doseuses électroniques.

Il semble convenu parmi une majorité de tireurs que des charges de poudre offrant une variation au centième de gramme (+/- 0.01 g), ou au dixième de grains (+/- 0.1 gr) soit acceptable.

 

Le positionnement de la balle se fait lui presque exclusivement par l’utilisation d’une presse à crémaillère (ou « arbor press ») et d’un positionneur de type Wilson. Ce positionneur est en fait un outil aux dimensions d’une chambre de 6mm PPC surmonté d’un piston/poussoir. C’est ce type de positionneur, très ajusté, qui offre la meilleure concentricité à la cartouche.

On place une balle sur la cartouche amorcée et chargée de poudre. Le positionneur recouvre l’ensemble et la balle est enfoncée à l’aide de la presse à crémaillère.

 

Le nettoyage des étuis.

Un mot sur le nettoyage des étuis après le tir.

Avant d’être rechargés, les étuis sont nettoyés. Ici pas de bac à ultra son ou de tumbler. Un brossage (brosse plastique) du collet et un coup de chiffon sur ce dernier pour retirer les résidus de poudre sont suffisants.

 

Les composants :

Il ne s’agit pas ici de faire la publicité d’une marque ou d’une autre. Les marques citées ci-dessous sont celles qui actuellement me semblent les plus plébiscitées par les tireurs qui m’entourent.

Là encore chacun fera ses choix, et ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain.

Pour obtenir d’une arme une régularité au tir qui lui permette de loger 5 balles dans quelques millimètres il lui faut une munition qui soit toujours identique. Cela est rendu possible par l’utilisation d’outil de qualité, de technique appropriée et de composants dont on s’est assuré de la meilleur répétabilité.

 

Les étuis

Seules deux firmes proposent des étuis utilisables par les tireurs de Bench Rest. Norma et surtout Lapua pour les tireurs européens. Ces étuis ne sont cependant pas tous identiques. Il existe ainsi des différences de poids, de longueur, mais aussi d’épaisseur, de dureté, dont les tireurs de Bench Rest essayent de s’acquitter en opérant un trie préalable, avant utilisation, mais aussi durant les entrainements.

Il est ici important de rappeler que la 6PPC est un « wildcat », une cartouche conçue à partir de la douille d’une autre munition.

L’étui de 220 Russian doit être modifié pour devenir une 6PPC. Cette transformation se fait en plusieurs étapes, qui nécessitent un savoir-faire technique et un matériel spécifique. Cet article ne recouvre pas la fabrication des étuis de 6PPC. Pour ceux qui s’intéressent à cette partie du rechargement, la fabrication des étuis ne demande pas des compétences particulières, mais plutôt de la patience, et un désir d’apprendre et de bien faire les choses.

 

Cependant, bon nombre de tireurs de Bench Rest ne fabriquent pas eux-mêmes leurs douilles. Le microcosme de la discipline permet de trouver rapidement des tireurs qui proposent de fournir un jeu d’étuis (de 20 à 30 douilles) pour une somme tout à fait raisonnable au vue du travail fourni.  

Ces étuis pourront être rechargés un grand nombre de fois. Il semble que 20 rechargements (et plus) ne soit en rien excessif. La puissance des charges utilisées et le soin apporté à ces étuis influeront sur leur longévité.

 

Les balles

Elles sont le plus souvent d’une qualité supérieure. Régularité dans la longueur, le poids, la forme de l’ogive, l’épaisseur de la chemise, sont autant de facteurs qui font des balles utilisées en Bench Rest.

Si l’on peut tirer en compétitions avec des Sierra Match King, les tireurs se tournent plus souvent vers Berger,  ou des fabrications plus « artisanales » où l’on retrouve des noms comme Bart’s, Hotenstein.

Une fois de plus c’est rapidement que dans le milieu du Bench Rest l’accès à ses produits est rendu possible. Cette qualité une fois de plus se paye, on peut estimer qu’une balle de 6PPC revient au prix d’une balle de 308 d’un des fabricants connu. Donc rien d’excessif au vu de la qualité des « pointes ».

 

La poudre et les amorces :

Si de nombreuses poudres permettraient de recharger la 6mm PPC, les tireurs de Bench Rest privilégient tout particulièrement certaines d’entre-elles : La Vithavuori N133 semble et de loin la plus utilisée, mais la Hodgon H322 donne également d’excellent résultat.

Il en va de même pour les amorces qui voient dans le choix offert par les fabricants de Small Base un plébiscite certains pour les Federal Gold Match (GM205M)

 

Les compétitions

Les compétitions qui réunissent les tireurs de Bench Rest s’organisent de la manière suivante :

On tire dans deux classes d’armes (lourdes et légères) à deux distances, 100m et 200m.

Ce qui fait 4 épreuves à tirer : lourde 100m, légère 100m, et lourde 200m, légère 200m.

Chaque épreuve se tire en 5 matchs durant lequel le tireur dispose de 7 minutes pour placer 5 balles dans sa cible de match, en sachant que sur ce même temps il dispose d’un cible d’essai dans lequel il peut tirer autant de balles qu’il le souhaite. Le groupement de chaque match est mesuré finement pour effectuer un classement. À la fin d’une épreuve, les moyennes des groupements sont calculées pour distinguer le meilleur tireur. Une compétition verra également récompensé le meilleur tireur d’une classe, et le meilleur tireur toutes épreuves confondues.

Le Bench Rest est un microcosme qui se réunit lors de ses matchs. Les compétitions sont des moments importants de cette discipline, dont les tireurs n’hésitent pas à faire parfois des centaines de kilomètres pour assister à ces rassemblements. Ce sont aussi des moments d’échanges, de discussions sur le matériel et les techniques de tir, et où les tireurs en profitent parfois pour s’approvisionner ou revendre du matériel.

 

Le Vent et les girouettes 

Le vent est une des composantes principales de cette discipline.

Une balle de 6mm, d’environ 64.2gr, avec un coefficient balistique de 0.231 lancée à 1000 mètres par seconde dans un vent latéral de 10 km/h se déplace horizontalement de près de 2 cm.

On comprend dès lors l’importance que revêt la lecture du vent en Bench Rest. Inutile de dire qu’on ne « maitrise » pas le vent, on doit composer avec lui.

Ce vent latéral, cette donnée que l’on renseigne dans un calculateur balistique n’est cependant qu’un vent « de laboratoire » bien éloigné du vent dans lequel on tire. Le vent n’est que rarement latéral, il est variable en direction, en intensité et n’est presque jamais le même d’un bout à l’autre du trajet de la balle de la bouche du canon au carton de la cible.

C’est en se basant sur la lecture du vent qui repose sur l’observation de girouettes disposées le long du parcours de la balle que les tireurs de Bench Rest décident quand tirer. Elles lui permettent d’apprécier la direction du vent et sa force à plusieurs endroits de la trajectoire qu’emprunte le projectile. Les tireurs placent ainsi en général 3 girouettes jusque 100m et 2 de plus quand le tir se fait à 200m.

Ainsi, une balle peut, sur son trajet, traverser un vent arrière léger sur 30 mètres, puis un vent latéral puissant sur les 30 mètres suivants, et un vent arrière moyen sur le reste de sa course. Une telle condition de vent peut souffler 20 secondes, ou 5 seulement. Elle peut se reproduire durant les 7 minutes que durent habituellement un match, ou pas.

Dès lors comment faire pour tirer un groupement de moins de 10 mm ?

En fonction des conditions de vent, durant les 7 minutes imparties en match, le tireur adoptera une stratégie pour réaliser son groupement. Il lui faudra identifier une «condition» de vent qui lui semble durée suffisamment longtemps pour effectuer ses 5 tirs (cela est rare cependant), ou alors une condition qui revienne durant le temps du match et qui fera aller la balle au même endroit touché précédemment. Dans le cas contraire, il sera vraisemblablement obligé de contre viser pour ne pas « ouvrir »,  agrandir son groupement. Il dispose à cette fin d’une cible d’essai qui lui permet d’évaluer le déplacement du point d’impact en fonction du changement de la condition de vent. Pour rappel en match, 5 balles doivent tirer dans la cible de match, mais le nombre de tir dans la cible d’essai n’est pas limité.

 

Le nettoyage

« Quelques mots » sur le nettoyage des carabines. Il y a sans doute autant de manières de nettoyer sa carabine que de tireurs (de « Bench »). Le but étant évidemment de permettre la plus grande répétabilité du tir, en s’attaquant au dépôt de carbone laissé par la combustion de la poudre, et à l’encuivrage lié au frottement de la balle dans le canon.

Attention : le nettoyage d’une arme de la qualité de celle que l’on trouve en Bench Rest nécessite un soin tout particulier si l’on ne veut pas faire plus de mal que de bien. On veillera ainsi tout particulièrement à protéger la chambre, et le début de rayure, mais aussi la bouche du canon.

De nombreux produits existent pour aider le tireur dans cette tâche : Baguettes gainées, guide baguette, brosses spécifiques pour le canon, la chambre, les logements des tenons, jag, patch de la taille adapté, etc…

De nombreux fabricants proposent des produits de qualité pour permettre au tireur de s’attaquer plus spécifiquement à un type de dépôt (cuivre ou carbone).

Si le canon tient une place importante dans le nettoyage, la mécanique très ajustée des carabines de Bench Rest nécessite elle aussi un soin particulier. Ainsi la culasse, le boitier, (le logement des tenons tout spécialement) font l’objet du plus grand soin.

En match, de nombreuses logiques s’affrontent… et aux résultats… se valent parfois. Mais attention cette phase importante n’est jamais prise à la légère par les tireurs de Bench Rest.

On peut ainsi croiser des tireurs qui nettoient leur arme en match, après chaque « match » (soit tous les 5 à 10 cartouches), la logique sous tenant cela étant qu’on ne peut être sûr de l’état d’encrassement de son canon que s’il est parfaitement propre. On peut opposer à ce « nettoyage intensif » un risque d’usure prématuré du canon. Voir un risque de l’abîmer.

D’autres tireurs font le choix de ne nettoyer leur arme qu’à la fin d’une compétition (soit 5 matchs), et donc après 25 à 50 cartouches. Ces tireurs expérimentés certifient souvent n’avoir vu aucune perte de précision, et gagnent ainsi un temps qui peut être parfois précieux en compétition, tout en « économisant » leur canon.

Chacun fera son choix et définira à l’usage la routine de nettoyage qui lui sera propre.

 

Un Mentor, ou des mentors…

Je terminerai cet article avec un point qui me semble essentiel. Le Bench Rest est une discipline magnifique, qui permet à ses tireurs d’apprendre énormément. C’est une discipline complexe qui nous permet de faire progresser nos compétences à la fois de tireurs et de rechargeurs. Il y a beaucoup à apprendre, et cet apprentissage est grandement facilité si l’on sait écouter les conseils des tireurs  expérimentés qui nous entourent.

Cette discipline rassemble des passionnés. Ils se font souvent une joie d’échanger, de discuter, de transmettre ce qu’ils savent. Encore faut-il savoir les écouter. Les avis échangés sont parfois contradictoires, mais chaque tireur, dans le temps effectuera ses choix. Le Bench Rest est je le crois une discipline à aborder avec une certaine humilité et qui apporte énormément à ses tireurs.

 

Merci à ceux qui nous ont accueillis dans cette discipline, et qui nous ont déjà tant appris. S’ils lisent cet article, ils se reconnaîtront !

 

Pascal Schoendorff